7964 Don Bell: Speaking to new officer cadets about bilingualism/Discussion À PROPOS DU BILINGUISME AVEC LES NOUVEAUX ÉLÈVES-OFFICIERS

SPEAKING TO NEW OFFICER CADETS ABOUT BILINGUALISM

Don Bell

During the recent RMCSJ Cultural Heritage Week, I had the privilege of speaking to beginner anglophones about the importance of becoming bilingual.  We talked about the RMCSJ Advantage – living in a predominantly francophone environment – and how this advantage can propel their careers.

The talk began with my own true confessions: Born and raised in Toronto, I wanted to serve as a maritime engineer in Halifax or Esquimalt.  As a cadet back then, French didn’t seem very important to me.  But then came my baptism by fire: port visits to small Gulf of St Laurence towns; translating from French to Cockney for a fellow Canadian in need at Heathrow Airport; welcoming the Admiral of Toulon to a mostly English-speaking ship; and later, as divisional officer, supervising francophone personnel at sea.  I also recounted my second career in the public service, responsible for a large team of architects, engineers and property managers working in both official languages.  None of this would have been possible without being bilingual.

This introduction set the stage for a short but intense workshop. Fifteen minutes, bullet point answers, Chatham House Rules (no attribution):

  • What challenges kept you from speaking French (a) in your life before arriving at RMCSJ and (b) after arriving; and
  • How can you take advantage of being in RMCSJ to overcome these challenges?

Challenges before arrival were quite predictable: lack of exposure to French and francophones, limited school programs, priority placed on other subjects, and various descriptions of “Two Solitudes”.  Challenges after arrival reflected the life of a cadet; time pressures, workload in other subjects and again, competing priorities.

One challenge beginner anglophones frequently identified was that when they tried to speak French, their franco colleagues quickly switched to English, even on French days.  I remember experiencing this in my cadet years too, and at the time perceived at least some of it to be ill will. Reflecting on this after 48 years of naval and public service, however, I realize I was wrong.  No matter where francos come from in Canada, they grow up surrounded by English.  Most are quite fluent in conversational English when they arrive at the college, and – unaware of how infrequently French is heard across much of the country – ask themselves why anglophones haven’t learned French the same way.  This must lead them to perceive that anglos don’t care about French, or are perhaps even hostile towards la langue de Molière, and as a result, not deserving much patience.  Both these perceptions are false, but left unchecked, they can easily become reality.

That evening, in Vanier Hall, I witnessed a brilliant example of how to reverse these perceptions through positivity and teamwork.  The Language Department led by Sophie Normandin (21142, class of 1998) hosted a lively Inter-Squadron Bilingualism Games Night, with short fill-in-the-blanks questions for anglophone and francophone beginners, and Jeopardy-style match-ups for the more advanced.  Squadron spirit ran high: squadron t-shirts and flags paraded through the streets, and loud cheering rang out after each point was scored.  What a message!  You win by helping every member of your team to become more bilingual.  It was the most positive promotion of bilingualism I had ever seen.

And what a wonderful demonstration of the RMCSJ Advantage in action.  Francophones and anglophones working together to improve their ability to communicate with one another, and to bring our linguistic communities closer together. BRAVO ZULU!  Well done!  Very well done indeed!

In closing, a question:  What can we do as ex-Cadets to encourage and support bilingualism at RMCSJ, and to maximize the “RMCSJ Advantage”.  If you had fifteen minutes to talk bilingualism to new cadets at the college, what would you say?  Please leave your comments in the box below.  Thanks!

VDV/TDV

Don Bell, 7964

Commander, RCN, Ret’d

***

DISCUSSION À PROPOS DU BILINGUISME AVEC LES NOUVEAUX ÉLÈVES-OFFICIERS

Récemment, au cours de la Semaine du patrimoine culturel au CMRSJ, j’ai eu le privilège de discuter de l’importance de devenir bilingue avec les élèves-officiers anglophones qui sont débutants en français.  Nous avons parlé de « l’avantage CMRSJ » – vivre dans un environnement majoritairement francophone – et de la façon dont cet avantage peut propulser leur carrière.

J’ai débuté mon discours en faisant mes propres confessions: natif de Toronto, je me suis enrôlé dans la marine pour être ingénieur maritime à Halifax ou à Esquimalt. À l’époque, en tant qu’élève-officier, le français ne me semblait pas très important. Puis vint mon baptême par le feu: des visites portuaires dans les petites villes du golfe du Saint-Laurent; traduction spontanée du français au cockney pour une Canadienne qui avait besoin d’aide à l’aéroport Heathrow; accueil de l’amiral de Toulon dans un navire essentiellement anglophone; et plus tard, à titre d’officier de division, supervision du personnel francophone en mer. J’ai également raconté ma deuxième carrière au sein de la fonction publique en tant que responsable d’une grande équipe d’architectes, d’ingénieurs et de gestionnaires immobiliers qui travaillaient dans les deux langues officielles. Rien de tout cela n’aurait été possible si je n’avais pas été bilingue.

Cette introduction a pavé la voie à un atelier court mais intensif : quinze minutes, réponses courtes grâce à une liste de points, application des règles de Chatham House (pas d’attribution). Les questions étaient les suivantes:

  • Quels défis vous ont empêchés de parler français (a) dans votre vie avant d’arriver au CMRSJ et (b) après votre arrivée; et
  • Comment pouvez-vous profiter de votre passage au CMRSJ pour surmonter ces défis?

Les défis avant l’arrivée étaient plutôt prévisibles: manque d’exposition à la langue française et aux francophones, programmes scolaires limités, priorité accordée à d’autres matières et diverses descriptions des « deux solitudes ». Les défis après l’arrivée reflétaient la vie d’un élève-officier : les contraintes de temps, la charge de travail dans les autres matières et, encore une fois, les priorités concurrentes.

Un défi que les débutants anglophones ont souvent identifié était que, lorsqu’ils essayaient de parler français, leurs collègues francophones passaient rapidement à l’anglais, même pendant les journées françaises. Je me souviens d’avoir vécu cela aussi pendant mes années de collège, et, à ce moment-là, j’avais l’impression que ce changement de langue relevait au moins partiellement de la mauvaise volonté des francophones. Par contre, en y réfléchissant avec un bagage de 48 années de service naval et public, je me rends compte que j’avais tort. Peu importe d’où viennent les francos canadiens, ils grandissent entourés par la langue anglaise. La plupart d’entre eux parlent couramment l’anglais conversationnel lorsqu’ils arrivent au collège, et – oubliant que le français est rarement entendu dans une grande partie du pays – se demandent pourquoi les anglophones n’ont pas appris le français comme eux ont appris l’anglais. Cela doit amener les francos à percevoir que les anglos sont peu intéressés, peut-être même hostiles à la langue de Molière et, par conséquent, qu’ils ne méritent que peu de patience. Ces deux perceptions sont fausses, mais si on ne travaille pas à les modifier, elles peuvent facilement devenir réalité pour les élèves-officiers.

En soirée, au pavillon Vanier, j’ai été témoin d’un exemple éblouissant de la façon dont on peut modifier ces perceptions grâce à la positivité et le travail en équipe. Le Département des langues, dirigé par Sophie Normandin (21142, cohorte de 1998), a organisé une compétition de jeux de bilinguisme inter-escadrons, avec de courtes questions interactives à compléter pour les débutants anglophones et francophones, et des matchs de style Jeopardy pour les élèves les plus avancés. L’esprit de corps au sein des escadrons est monté en flèche: des t-shirts et des drapeaux des escadrons défilaient dans les rues et de fortes acclamations retentissaient après chaque point marqué. C’est en aidant chaque membre de votre équipe à devenir plus bilingue que vous pouvez gagner la partie.  Quel message! C’était la promotion la plus positive du bilinguisme que j’ai vue à ce jour.

Et quelle merveilleuse démonstration de l’avantage CMRSJ en action! Les francophones et les anglophones travaillaient ensemble pour améliorer leur capacité à communiquer entre eux et pour rapprocher nos communautés linguistiques. BRAVO ZULU! Bien joué! Très bien fait en effet!

Une question en terminant: que pouvons-nous faire en tant qu’Anciens des CMC pour encourager et soutenir le bilinguisme au CMRSJ et pour maximiser l’avantage « CMRSJ ». Si vous aviez quinze minutes pour parler du bilinguisme aux nouveaux élèves-officiers, que leur diriez-vous? S’il vous plaît indiquez vos idées dans la boîte de commentaires ci-dessous.  Merci!

VDV / TDV

Don Bell, 7964 (’69)

Capitaine de frégate à la retraite, MRC

3 Comments

  • Pierre Ducharme

    November 6, 2017 at 11:03 am

    Don, If I had 15 minutes with OCDTs, I would reveal that being bilingual has probably been the single most important asset in my 40-years business career. It has also allowed me to travel and make friends on 4 continents.

    12046 Pierre Ducharme
    TDV

  • Tammy Newman

    November 6, 2017 at 6:17 pm

    RMCSJ is a unique environment for learning the French language. When I was there, I opted to try everything in French. I went to the French mass, rather than the English one. In a restaurant, I made my order in French, every time. Don’t worry about not being perfect. People know you are trying and will, automatically, be forgiving. My friends and I had a deal… the Anglos spoke French and the Francos spoke English. We all corrected each other and we all learned from it. My best advice is to be persistent because, eventually, you will get it right.

  • Jeff Kearns

    November 13, 2017 at 3:47 pm

    As an anglo-Quebecer who benefited from attending grade school and high school in French, I continued my studies in French at RMC and also enjoyed the spare class time that the SLT exemption afforded me. Both RMCSJ and RMCC offer new cadets a wonderful opportunity to learn a second language.

    In order to graduate, all cadets must achieve a basic level of functionality in their second language as one of the four pillars; which is more of a challenge, as you pointed out, for anglophones than it is for the ‘typical’ francophone. The main problem as I see it is maintaining second language skills after graduation. If I had 15 minutes with a group of new cadets, I would try to impress upon them not only the importance of learning French or English for all the reasons you listed, but then continuing to learn or at least maintain this important skill after graduation. The Canadian taxpayer invests heavily in second language training at the military colleges, and it is not at all fair to expect them to fund so many of the same people twenty or thirty years later, as they do now, in order for them to get promotions (whether military or in the civil service). Bilingualism should be a lifelong pursuit, not simply a one-time achievement that is then left to deteriorate. This is, in part, a failure of the system in not requiring some form of periodic testing or stressing personal responsibility to keep skills up to date, instead of the promise to retrain, if necessary, when the time comes. We can do better!

    TDV/VDV
    15988 Jeff Kearns

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