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10966 MICHEL MAISONNEUVE: MEMORIES OF RMC – SOUVENIRS DU CMR PART 2/PARTIE 2

CENTENNIAL CLASS OF 1976/CLASSE DU CENTENAIRE 1976

À l’approche de l’entrée de notre promotion dans la Vieille Brigade, plusieurs souvenirs remontent à la surface. Je vais tenter d’en écrire quelques uns; certains en français, certains en anglais.

As the date of entry of our Class into the Old Brigade approaches, many memories resurface; I will try to write some of them – in French or in English.

LA TRAVERSE DU TERRAIN DE PARADE

En 1972, les élofs de Première année devaient toujours courir pour traverser le terrain de parade du Collège. La manœuvre nous avait été expliquée en détail. Celle-ci consistait à arrêter à la halte juste sur le bord du terrain, et adopter la position du garde-à-vous. Puis tourner la tête à gauche, ensuite à droite pour voir s’il y avait un officier supérieur (quand on est élof, tous les officiers vous sont supérieur) qui serait en vue. J’ai déjà vu un élof arrêter, prendre la position, et apercevoir un capitaine complètement de l’autre côté du terrain de parade – à peut-être 150 mètres de distance – et crier de toutes ses forces « BONJOUR MONSIEUR » et saluer l’officier. Le pauvre capitaine se demandait d’où venait ce cri!

Une fois avoir salué tout ce qu’il est possible de saluer, (vieille maxime militaire : « Si cela bouge, salue-le; si cela ne bouge pas, peint-le! ») l’élof devait prendre ses livres sous son bras gauche et partir en courant – et rapidement – tout en permettant l’avant-bras droit de bouger, mais parallèle au sol. Vous pouvez vous imaginer l’effet sur l’uniforme une fois arrivé de l’autre côté : chemise sortie des pantalons, cravate au vent, pillbox ou wedge tout de travers, etc. Parfois, un élof échappait ses livres qui tombaient éparpillés sur le sol; tellement humiliant! Une fois le terrain traversé à la course, l’élof devait exécuter une parfaite halte, vérifier s’il n’y avait pas d’officier à saluer, et reprendre sa route au pas cadencé vers son objectif.

Certains élofs aimaient faire peur aux secrétaires qui traversaient le terrain durant l’heure du dîner en passant près d’elles en courant. Un élof dont la maman leur avait acheté un « attaché case » devait apprendre à courir en la tenant dans sa main gauche pour pouvoir saluer au besoin. L’ultime défi était de traverser le terrain de parade en courant alors que l’on était habillé en numéro 4 avec guêtres.

Néanmoins, il y a peu de choses aussi belles qu’un groupe de deux ou trois élofs parfaitement synchronisés qui courent sur le terrain de parade, tenant leurs livres sous leur bras, en parfaite harmonie…Voilà quand même pourquoi plusieurs élofs contournaient le terrain de parade autant que possible. Les pauvres élofs de la Frégate de pierre, eux, n’avaient pas le choix, habitant directement de l’autre côté du terrain.

À suivre

Pour la partie 1 de cette série, veuillez voir ici. / For Part 1 of this series please see here.

2 Comments

  • 10155 Greg Mitchell

    April 14, 2020 at 5:22 pm

    Great description Michel. Amazing how detailed one’s memories can be after almost 50 years, but I do clearly recall doubling the square exactly as you describe. I also vividly recall how, in our second and third years, you and I were able to carry our books and salute at the same time, all while using crutches. Thanks for the anecdote, and warmest regards. 10155 Greg Mitchell, Class of 1974.

  • 11002 Bill Sergeant

    April 15, 2020 at 9:37 am

    Meric Michel for documenting the unique memories that we all have of our days as first year Cadets. Your comment about the 150 m salut made me smile, since I remember doing that once and the reaction from the Officer that the other end of the parade square was exactly as you described. Take care my friend and stay well.