by 23179 Capt John Kim and WO Marvin MacNeill

Par 23179 le Capt John Kim et l’Adj Marvin MacNeill


With the re-introduction, and therefore, re-integration of armour into combat operations since Korea, the primacy for the Royal Canadian Armour Corps to educate the Canadian Forces (CF) on the need for protective clothing for crewmen is apparent. Like air crews, tank crewmen fill a unique occupation where soldiers are more susceptible to flash buns from POL products, home-made explosives currently being used in Improvised Explosive Devices (IEDs), and combustible ammunition used by Rheinmetall L55 120mm smooth bore guns. Evidence from the First World War and the Second World War also prove that most tank crews fall victim to fatal injuries based on burning rather than succumbing to enemy fire.

Avec la réintroduction, et donc, la réintégration des blindés dans les opérations de combat depuis la Guerre de Corée, il est devenu évident que le corps des blindés se doit de sensibiliser les Forces canadiennes (FC) sur la nécessité de procurer des vêtements de protection pour les hommes d’équipage. Tout comme les équipages de l’air, les membres d’équipage des blindés sont sujets aux brûlures rapides des produits pétroliers, des explosifs de fabrication artisanale actuellement utilisés dans les engins explosifs improvisés (EEI), et des munitions combustibles utilisées par le canon Rheinmetall L55. La Première et la Seconde Guerres mondiales nous ont démontré que la plupart des victimes succombent des suites de brûlures.

With respect to the 120mm gun of the Leopard 2A4 and A6, combustible casings are used to enable disposal of spent cartridges in the cramped confines of the tank. The combustible cases used in the Leopard 2 are designed to be consumed during propellant ignition, leaving behind only the short metal cartridge containing the spent primer. Consequently, storage and handling of the spent cartridges, measuring 3 inches by 5 inches, is much more convenient than wrestling with two foot long metal cases, such as those of a 105mm tank round found in a Leopard C2.

Quant au canon 120 mm du Leopard 2A4 et A6, des douilles combustibles sont utilisées pour en permettre la disposition dans les confins étroits du char. Des douilles combustibles sont utilisées dans le Leopard 2 qui se consument lors de l’allumage du propulseur, ne laissant que le culot métallique court contenant l’amorce. Par conséquent, le stockage et la manutention des douilles, mesurant 3 pouces par 5 pouces, sont beaucoup plus pratiques que celles de deux pieds en métal, comme celles des obus de 105 mm du Leopard C2.

Combustible cartridge cases have a tubular body made of a moulded or wrapped cardboard mixture of wood fibre, Kraft cellulose, nitrocellulose, and a stabilizer. The outer surface of the case body is impregnated with a plastic resin such as polyurethane to protect the case from humidity and abrasion and add strength to the casing. The case has a density gradient of resin spread across the walls of the casing. This gradient is necessary to ensure complete case combustion, as the resin itself is a combustion inhibitor.

Les douilles combustibles ont un corps tubulaire constitué d’un mélange de carton moulé ou enroulé en fibre de bois, de papier Kraft, de nitrocellulose, et d’un stabilisateur. La surface extérieure du tube est imprégnée d’une résine de plastique comme le polyuréthane pour protéger contre l’humidité et l’abrasion et afin d’ajouter de la rigidité à l’enveloppe. La densité de la résine varie de l’extérieur vers l’intérieur de l’enveloppe. Ceci est nécessaire pour en assurer la combustion complète, car la résine elle-même est un inhibiteur de combustion.

The tubular body is conventionally glued to a combustible adapter which attaches to the obturating ring of a projectile, having its rear end extending through the adapter into the combustible cartridge case. The adapter is generally a tubular cone which allows the case to fit the diameter of the gun. The rear end of the adapter is glued to the case body and the front end of the adapter is bolted, glued, or snap-fitted onto the obturating ring of the projectile.

Le corps tubulaire est conventionnellement collé à un adaptateur de combustible fixé à l’anneau d’obturation du projectile, dont l’extrémité arrière s’insère à travers l’adaptateur dans la douille combustible. L’adaptateur est généralement un cône tubulaire qui permet à la douille de s’adapter au diamètre du canon. L’extrémité arrière de l’adaptateur est collée au corps de la douille et la partie avant de l’adaptateur est vissée, collée ou encliquetée sur l’anneau d’obturation du projectile.

The combustible case of ammunition must be protected against thermo-initiation, which results from the high temperatures caused by the weapon during firing. Without the adapter case (at temperatures of 350° to 400° C), the propellant of the ammunition can catch fire as soon as it makes contact with another round inside the hull. If this occurs while a loader is carrying a round to reload and the spent primer rod bounces off the gun basket and touches the held round, results can be catastrophic. This rare, albeit plausible, scenario occurred to a U.S. M1A1 tank crew in Fort Hood, Texas, in the early 90s. The crew commander and loader were instantly killed and the gunner sustained serious injuries. The only thing that saved the lives of the gunner and driver of that tank crew were the NOMEX crewsuits that are standard issue to crewmen in the U.S. armour corps.

Les douilles inflammables doivent être protégées contre la combustion causée par la température élevée provoquée par le tir. Sans l’adaptateur (à des températures de 350° à 400 °C), le propulseur de la munition peut s’enflammer dès qu’il entre en contact avec une autre ronde dans le char. Si cela se produit alors qu’un équipier est en train de charger une autre ronde et que le détonateur encore chaud vient la toucher, le résultat peut être catastrophique. Ce scénario, quoique rare, mais plausible s’est produit dans un char M1A1 américain à Fort Hood au Texas au début des années 90. Le commandant de l’équipage et le chargeur ont été tués sur le coup et le tireur a été grièvement blessé. La seule chose qui a sauvé la vie du tireur et du conducteur de cet équipage fut la tenue de NOMEX qui est la norme vestimentaire des équipages dans le Corps américain des blindés.

Another concern is the ammunition component of the 105mm HESH (high explosive squash head) used on the Leopard C2, called semtex (otherwise known as plastique). Extreme temperatures found in places like Afghanistan in addition to heat from hydraulic systems, can cause the metal containing HESH to expand, causing semtex to leak from the round. If this liquid is exposed to an electrical flare, say when a tank comes under contact from an IED explosion, the round can detonate inside the tank hull. Again, the results would be catastrophic. Although there is no documented event of this occurring to CF crewmen overseas, the potential for it to occur remains at hand. NOMEX suits can mitigate this danger.

La composante des munitions 105 mm HESH (explosif brisant à ogive plastique) utilisés avec les Leopards C2 appelée Semtex (connue sous le nom de plastique) est aussi préoccupante. Les températures extrêmes dans des endroits comme l’Afghanistan combinées à la chaleur générée dans le char peuvent causer une déformation du métal des obus, provoquant une fuite de Semtex. Si ce liquide est exposé à une décharge électrique, lors de l’explosion d’un EEI, il peut exploser dans le char. Encore une fois, les résultats seraient catastrophiques. Bien qu’il n’y ait aucun cas documenté d’un tel événement dans les FC servant à l’étranger, le cas peut se produire. Les tenues de NOMEX peuvent atténuer ce danger.




It is significant to note that all NATO forces, except the CF, issue NOMEX fire-retardant crewsuits for their tankers. Indeed, most safety regulations such as that of the U.S., U.K., and Germany, do not even permit soldiers to operate a tank if they are not properly dressed in fire-retardant clothing. There was a time when the CF did recognize that crewmen work in a unique operational environment and offered him/her the option of donning a crewsuit. For example, when Lord Strathcona’s Horse (Royal Canadians) LdSH(RC) Battle Group deployed to Bosnia for Op CAVALIER in 1994, troops were issued U.S. NOMEX crewsuits. Further, when the first tank squadron deployed to operations in Afghanistan in 2006, as part of 1 Royal Canadian Regiment Battle Group in Op ATHENA Roto 2, LdSH(RC) soldiers deployed with Air Force crewsuits as an interim solution to mitigate the dangers of being a crewman in combat. Unfortunately, not fully understanding the unique trade characteristics of an armoured squadron, a knowledge once held within the Canadian Army, the Battle Group dress policy did not permit tank crews to wear their protective suits. To our detriment, this practice continues today within the CF.

Il est intéressant de noter que toutes les forces de l’OTAN, à l’exception des FC, habillent leurs cavaliers avec du NOMEX ignifuge. En effet, les règlements de sécurité des États-Unis, du Royaume-Uni et de l’Allemagne, ne permettent même pas aux soldats d’opérer un char s’ils ne sont pas correctement vêtus de vêtements ignifuges. Il fut un temps où les FC reconnaissaient que les équipiers travaillaient dans un environnement opérationnel unique et leur offrait la possibilité d’enfiler une combinaison opérationnelle. Par exemple, lorsque le groupement tactique du Lord Strathcona Horse (Royal Canadians) fut déployé en Bosnie pour l’Op CAVALIER en 1994, on les habilla de combinaisons de NOMEX américaines. De plus, lorsque le premier escadron de chars fut déployé en Afghanistan en 2006, au sein du 1 Royal Canadian Regiment Battle Group lors de la Roto 2 de l’Op Athena, on avait remis au LdSH (RC) des combinaisons d’aviateurs comme solution provisoire afin d’atténuer les dangers associés au combat. Malheureusement, sans complètement comprendre les caractéristiques uniques du travail des blindés dans l’armée canadienne, que l’on avait antérieurement compris, la politique de la tenue vestimentaire du groupement ne permit pas aux équipages de chars de porter leurs vêtements de protection. À notre détriment, cette politique persiste toujours au sein des FC.

The standard issued CADPAT worn by crewmen offers little to no protection against massive fire inside a tank, given the confined space, the need to operate in a hatch-down environment during hasty or deliberate breaching, and the chemical properties of ammunition. A two-piece shirt and pant system, the current CADPAT does not customize to crew extraction harnesses and often gets caught on protruding equipment inside the tank. The U.S. Army provides their tankers with specialized footwear, gloves, and helmets to further protect troops from potential injuries inherent to the trade.

Le DCamC porté par les membres d’équipage offre peu ou pas de protection contre un incendie à l’intérieur d’un char, étant donné l’espace confiné, la nécessité d’opérer avec la trappe fermée lors de percées hâtives ou délibérées ainsi que les propriétés chimiques des munitions. La combinaison DCamC deux-pièces actuelle ne s’adapte pas au harnais d’extraction et reste souvent accrochée à l’équipement en saillie à l’intérieur du char. L’armée américaine fournit à ses cavaliers des chaussures spécialisées, des gants et des casques pour protéger davantage les soldats contre les blessures potentielles inhérentes au métier.

All of these concerns were raised when the Leopard tanks were sent to Afghanistan in October 2006. At the time, the CF equipped the first LdSH(RC) squadron with white navy flash hoods and green Air Force two-piece flight suits. It was an effective short-term solution as the CF already had these suits on stock, however, the efforts were negated by the fact that soldiers were ordered not to wear them overseas due to a stringent and inflexible dress policy.

Toutes ces préoccupations ont été soulevées lorsque les chars Leopard ont été envoyés en Afghanistan en octobre 2006. À l’époque, les FC ont équipé le LdSH (RC) avec des cagoules blanches antiéclair de la marine et des combinaisons de vol deux-pièces vertes de l’aviation. C’était une solution à court terme efficace, car les FC avaient déjà ces items en stock. Cependant, ces efforts ont été annulés par une politique vestimentaire stricte et inflexible qui ne permettait pas de les porter à l’étranger.

As the CF comes to the end of its combat mission in Afghanistan, it is hoped that this safety concern will not be ignored as something to no longer worry about. With the fielding of the Leopard 2 tanks in the CF, the intent of which is to rebuild, and finally, to maintain its armour capabilities, it is the chain of command’s responsibility to ensure that crewmen not only have the right fighting vehicles to be able to carry out their duties, but can do so safely wearing ergonomically field-tested clothing such as the NOMEX crewsuit.

Au moment où les FC arrivent à la fin de la mission de combat en Afghanistan, il est à espérer que ce problème de sécurité ne sera pas envoyé aux oubliettes. La mise en service du Leopard 2 dans les FC permettra de reconstruire, et de maintenir l’arme blindée. Ce sera la responsabilité du commandement de fournir aux membres d’équipage le bon véhicule pour se battre sécuritairement par le port de vêtements ergonomiques testés sur le terrain tel que la combinaison de NOMEX.

This article was written in the early Spring of 2011 and was intended for the Veritas magazine.  For a various of reasons the well writen piece did not make it into either the Spring or Summer editions.  We thank 23179 John Kim for the submission.  Translation by 6426 Serge Arpin   Reference





  • Paul Crober

    January 1, 2012 at 5:24 pm

    Can hardly believe I am reading this. Battle Group dress policy prevented wearing of proper tank crew suits! Are we that far removed from both common sense and knowledge of armour requirements that this occurred? I would have thought that the latest very operational experiences of the three Regular Armour regiments and many soldiers from Reserve Armour units would have obviated these kinds of misunderstandings. Sounds like certain Army HQ staff (and perhaps also CEF HQ?) need to get this sorted out forthwith.