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Mottershead Battlefields Tour: Officer Cadet Perspectives / Visite de champs de bataille 2020 de la fondation Mottershead : point de vue d’un élève-officier

Battlefield Reflection:  Naval Cadet Eve Baker and Élof Savard share their perspectives on the 2020 Mottershead Battlefield Tour

NCdt Baker-

Immediately following our return to RMC on February 23rd 2020, myself and some of the other members of the Battlefield Tour made one last stop before retiring to our dorms for some long-overdue rest. We visited the RMC memorial arch to pay homage to past RMC Cadets who lost their lives in the Great Wars on the Battlefields of Western Europe. Throughout our journey through the Battlefields of France and Belgium, we saw many head stones that had our college motto Truth, Duty, Valour, written on them, these men hailing from RMC were all 21 or 22 when their lives we lost in battle.

Upon approaching the RMC memorial Arch, that was inducted to commemorate the lives lost in the First World War, the gravity of our occupation as officers of the Canadian Armed Forces became all too real. There were men who walked through this arch straight into the theatre of another Great War. The irony of this gesture, to walk underneath an arch there to remind those of the mass loss of life that the first World War produced, only to walk once again straight into death in another Great war, is incomprehensible. The deep regret I felt for those men, whose lives were lost to yet another atrocity, was immeasurable.

There were times on the Battlefield tour that I had moments with some of my fellow cadets where we were overcome with emotion at how something so awful could happen. When you hear about the two Great wars in textbooks, when you watch movies about it, the experience you have when you learn about it so detached compared to the loss you feel when you are there.

No one tells you before you go to the Vimy memorial that the grounds are still littered with shell holes so deep that if you fell in you would never be able to get out. Textbooks can’t describe what you see on the actual beaches of Dieppe, how easily the German position was held, or how the Canadians were massacred when they landed on the stones. Movies don’t show the reality of how treacherous the ground surrounding Passchendaele was, or how soldiers were literally drowning in mud. Nothing could emotionally prepare us for how the graves keep going and going, seemingly endlessly, commemorating the thousands of young men that never returned home. All of these sentiments were encompassed by a single phrase my friend mentioned to me on Puys beach, as we looked out over the impossibility of the task that the Canadians had been put up to: “I’m so sorry that this happened”.

One headstone at Flander’s Fields stuck with me throughout the trip. The headstone had simply one word on it: ‘Until’. As per some of the other headstones that were around it, the headstone could have been referencing the biblical ‘Until the day breaks’ or the promise ‘Until we meet again’, but that’s not what the headstone said; I believe it had a different message behind it.  I read the headstone as a hope for the future.  A hope for peace, a hope for rest, a hope for remembrance. This is what I take with me from the Battlefield Tour. I mean it when I say that the experience completely changes your perception of the profession of arms, and of our institution as a whole.

There are buildings here that were built before the Great Wars that housed officers that would lose their lives to the atrocities of the first and second World Wars. Some of those same buildings will house the officers of the future, some of whom could lead others into fatal fire.

It is a responsibility that we take on as officers of the CAF.  We must uphold the memory of those who came before us, and educate those who come after us.  I know that I, for the rest of my career, will remember the grief that I felt for these young men, which are no different from the individuals I go to school with today. We look forward ‘until’ the day we can truthfully say that their loss was not in vain, and that we have commemorated their memory with our actions. – NCdt Eve Baker


Le tour des champs de bataille Mottershead 2020

Élof Savard-

C’est du 15 au 23 février 2020 que nous avons visité les champs de bataille européens dans lesquels ce sont battus les soldats canadiens pendant les Première et Deuxième Guerres mondiales. S’étendant de la Belgique à la France, ces champs de bataille ont vu d’innombrables jeunes canadiens tombés au champ d’honneur. Certains sont encore cicatrisés par les obus et les dommages causés pendant la guerre.

Nous visitons ensuite Thiepval et Courcelette au cours de la même journée. Il est important de mentionner qu’au cours de la plupart des arrêts, dans les cimetières et sur les champs de bataille, les élèves-officiers du voyage, moi compris, présentent des sujets liés aux lieux visités. Un groupe de poésie a même été mis sur place afin de réciter des poèmes parfois écrites par les soldats des deux guerres. Les présentations des professeurs sont beaucoup plus étoffés et nous donnent de bonnes indications sur les événements des deux guerres. J’aimerais aussi noter que nous sommes accompagnés par M. Robert MacLeod, un ancien du collège et membre de la vieille brigade.

Le lendemain, notre chemin nous mène d’abord au Mont Saint-Éloi, puis au cimetière français de Notre Dame de Lorette, et à la crête de Vimy. Cette bataille est la première dans laquelle tous éléments canadiens – les quatre divisions – vont se battre ensemble et remporter la victoire grâce à une planification minutieuse. Nous terminons la journée à Ypres, en Belgique, avec la cérémonie du Menningate.

La journée suivante se déroule essentiellement dans ce nouveau pays, caractérisé par des plaines sans élévations. En effet, le terrain peu élevé par rapport à la mer fait en sorte que les champs seront inondés et que les soldats se battront dans des conditions exécrables. Nous visitons ainsi Passchendaele, Saint-Julien et le cimetière de Tynecot. Nous terminons notre journée non loin d’Amiens, lieu éponyme de la bataille qui met fin à la Première Guerre mondiale.

Notre réveil à Dieppe marque notre transition de la Première à la Deuxième Guerre mondiale. Nous visitons la ville pour une bonne partie de la journée et réalisons le non-sens de l’opération, conduite par une majorité de Canadiens dont beaucoup seront soit tués ou faits prisonniers. L’un des moments les plus émouvants du voyage a lieu au cimetière de Saint-Aubin où nous réalisons l’ampleur du massacre de ces Canadiens en si peu de temps. C’est dans cette lourde atmosphère que nous quittons pour Caen.

Des opérations plus fructueuses et moins déplorables nous attendent la journée suivante. Nous nous rendons aux sites de parachutage du premier bataillon aéroporté canadien. Déployés derrière les lignes ennemies, les parachutistes doivent capturer certains objectifs, parfois avec de lourdes pertes comme à la batterie de Merville. Ils permettent ainsi à leurs frères d’armes sur les plages de pénétrer plus facilement dans les terres. Sur les plages, les opérations sont des succès et les Canadiens s’illustrent en pénétrant profondément en territoire ennemi. Comme la victoire alliée, notre voyage tire lui aussi à sa fin.

Vendredi, dernière journée du tour des champs de bataille. Nous visitons d’abord l’abbaye d’Ardennes, lieu hautement émotif puisqu’une vingtaine de prisonniers canadiens y ont été tué par les forces allemandes. Nous visitons ensuite les points d’élévation de la région : la Pointe 67, la Pointe 140 et finalement la Point 252 capturés par les Polonais. C’est à cet endroit que se termine le tour des champs de bataille.

Nous bénéficions ensuite du lendemain pour visiter Paris et le départ se fera le dimanche. Je crois que nous sommes tous très heureux d’avoir fait ce voyage et très reconnaissant d’avoir été choisi. Les moments d’émotions ont été tangibles et palpables et ont fait réaliser à plusieurs la nature de ces deux guerres mondiales. Pour ma part, j’aimerais remercier la fondation et la famille Mottershead d’avoir financer un tel voyage. Soyez assurés que tous les participants ont apprécié leur tour et qu’ils vous remercient d’une telle générosité.-  Élof Savard