Une nouvelle journaliste chez e-VERITAS

Feature photo par Colin DeGranpré

Une nouvelle journaliste chez e-VERITAS

par 28682 Aspm (I) Audrey-Maude Robitaille Escadron 1

D’aussi loin que je puisse me souvenir, j’ai toujours admiré l’uniforme. Du policier au pompier, de l’ambulancier au militaire, à chaque sortie organisée par l’école dans des salons de l’emploi, je trouvais à chaque fois mon chemin vers ces métiers non conventionnels. À l’âge de 16 ans, j’ai découvert les Forces armées canadiennes après avoir discuté avec un réserviste qui vantait le salaire et les opportunités de la première réserve. Emballée, j’ai ramené les brochures et les dépliants à la maison et j’ai abordé lesujet avec ma famille. J’ai la chance d’avoir des parents compréhensifs qui m’ont toujours offert leur soutien à chacune de mes décisions.

J’ai donc été encouragée et épaulée dans mes démarches avec la réserve et en moins d’un an, je joignais le 4e Bataillon Royal 22e Régiment (4R22eR)à Laval. Régiment d’infanterie, c’est là que j’y ai passé les meilleures années de ma jeunesse. Très vite, les militaires côtoyés deviennent une seconde famille et l’on partage des moments difficiles comme agréables qui contribuent à raffermir ce lien de familiarité. Avec la réserve, j’ai également eu la chance de participer sur une base volontaire à une opération domestique ainsi qu’à une mission. En effet, j’ai été déployée en 2010 sur opération PODIUM dans le cadre des Jeux olympiques de Vancouver où notre présence avait pour but d’appuyer les forces de l’ordre déjà en place en cas d’éventuelles attaques terroristes. Puis, en 2012 j’ai été déployée en Afghanistan comme caporal-chef où j’ai fait partie de la force de protection durant neuf mois. Bien que très différentes l’une de l’autre, ces expériences m’ont toutes deux apporté d’importantes leçons de vie et ont contribué à élargir mes horizons. Après avoir obtenu le grade de sergent, j’ai également travaillé à temps plein au sein de mon unité d’appartenance comme sergent quartier-maître pendant deux ans et ensuite comme recruteur au Centre de Recrutement de Montréal pendant un an.

Bien que le travail d’un réserviste soit majoritairement à temps partiel, leur horaire n’en est pas moins chargé. En effet, au cours de ma carrière avec le 4R22eR, j’étais également étudiante à temps plein. J’ai donc complété un diplôme d’études collégiales au Cégep Régional de Lanaudière à Terrebonne en science nature, un baccalauréat en Sécurité et études policières à l’Université de Montréal ainsi qu’un Graduate Certificate in Leadership à l’Université McGill.

Et maintenant?

Bien que ma carrière au sein de la Première réserve ait été florissante, vient un moment dans la vie où l’on regarde derrière et on se demande s’il ne manque pas quelque chose. Un temps où l’on cherche davantage de défi et où l’on veut continuer à se surpasser. Après douze ans comme fantassin, j’avais donc envie de changer d’air et surtout, connaître et apprendre quelque chose de nouveau. Dès lors, la question à se poser était quoi, où et comment.  C’est ainsi que mes plans de carrière ont pris une nouvelle direction après avoir postulé comme officier des systèmes de combat naval au sein de la force régulière. De sergent à aspirant de marine, j’ai donc décidé de retourner sur les bancs d’école en génie afin d’étudier dans l’un des établissements à mon avis les plus prestigieux du Canada, le Collège militaire royal.

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