Warrior vs Guile: Negotiation Training at West Point

RMC  Staff & Cadets attend West Point international conference on negotiation. In no particular order: OCdts and NCdts O Bonvouloir, A Campbell, E Chartier-Plante, L Francoeur, M Peetsma, D Sapeguin, Y Trudeau, Cadet L Hutchingson, Capt R Horton, Capt S LeCoze, Professor J Weiss, Maj Z Mundell, Maj B Myslicki

During the last term, RMCC cadets and staff went to the United States Military Academy (USMA) at West Point, New York to attend an international conference on negotiation. The conference was hosted by the West Point Negotiation Project (WPNP), a cadet driven initiative at USMA.

After trying, unsuccessfully, to keep both cars in a convoy during a the road trip and a slight detour through Pennsylvania, we finally arrived at West Point. After a brief “meet and greet”, we headed to our rooms in the hope of having a good night’s sleep on camp beds. If we initially thought that the conference would be just a long weekend or a pleasure trip, we quickly realized our mistake. We were going to need to prepare ourselves for the 35 hours of lectures waiting for us.

At 7:30 Day two, we were already seated in the conference room, feverish to learn more about negotiation. The tone of the next hour was quickly given by Major Mundell, a professor at West Point and co-director of the “West Point Negotiation Project” (WPNP.) After this dynamic introduction and welcome, we were left to Jeff Weiss, professor and renowned negotiator. He taught us the intricacies of negotiation, the importance of not only a goal, but also to build a relationship with the opposite party and questions to learn the interests of the party opposed. A series of scenarios allowed us to practice what we learned and also intersected the “Power Point”. Immediately utilizing the information in this way ensured a more thorough understanding of the material, and was a refreshing modification to typical “lecture-style” symposiums. They had not only situations taking place in civilian life, but also others that may occur in a combat situation. The few doubts that we might have had about the true utility of what we were shown were immediately dispelled when two captains and two lieutenants who have completed the negotiation of West Point Situation discussed having taken place when deployed.

This first conference day ended around 20:30. Our brains, though filled with stories of wars, negotiation methods and information on techniques for understanding the interests at stake in a situation appreciated a good night’s sleep. We had but little time to integrate all this information, because on Friday morning, 7:30, we were once again sitting in the conference room, pencil and paper in hand, ready to learn more about how to deal with “difficult cases.”

The conference culminated in a final exercise to ensure that we truly understood the challenges of cross-cultural negotiation. In order to put us ‘in situ,’ we dined on American rations and were armed with a “rubber with “rubber guns rifle.” During this final exercise, we were put in situations in which we had to deal with “unhappy elders,” played by students who were part of the WPNP. These scenarios allowed us to understand that words are not the only element to be considered during a negotiation, but also posture, location, and how you hold your weapon. The scenarios were very relevant to civil-military relations as seen in Afghanistan. It was certainly a challenging and confidence building activity, with all the cadets (and Staff!) learning a very valuable new tool to add to their toolbox.

Closing the conference, and, a “final group exercise” took place during the afternoon. This conference, although very tiring, considering the amount of material learned in such a short time, was definitely most interesting, and an asset for the future career of any officer, or even any military member. As was mentioned during the closing remarks, wars are no longer battles in which we merely shoot, separated into two camps, but situations in which verbal interaction is inevitable.

 

 

Du 28 au 31 mars 2012, des cadets et de la faculté du CMRC ont voyagé au United States Military Academy (USMA) à West Point, New York pour assister à une conférence internationale sur la négociation. La conférence a été organisée par le projet de négociation de West Point, une initiative d’entrainement menée par des cadets de USMA. Si nous pensions initialement que la conférence serait simplement une longue fin de semaine ou un voyage de plaisance, nous nous sommes rapidement aperçus de notre erreur. En effet, après un voyage en voiture à essayer, sans grand succès, de garder les deux voitures en convoi et un léger détour par la Pennsylvanie, nous sommes enfin arrivés à West Point. Après un bref “meet and greet”, nous nous sommes dirigés vers nos chambres dans l’espoir d’avoir un bonne nuit de sommeil sur des lits de camps. Nous allions en avoir besoin, afin de nous préparer aux 35 heures de conférences qui nous attendaient.

À 7h30 le jeudi matin, nous étions déjà assis dans la salle de conférence, fébrile d’en apprendre d’avantage sur la négociation. Le ton des prochaines heures fut rapidement donné par le Major Mundell, professeur à West Point et co-directeur du WPNP, le « West Point Negotiation Project » (WPNP). Sa dynamique introduction et son mot de bienvenue laissèrent ensuite la place à Jeff Weiss, professeur et négociateur renommé. Il nous enseigna les subtilités de la négociation, l’importance de non seulement atteindre un but, mais aussi de construire une relation avec le parti opposé et les questions à poser afin d’apprendre les intérêts du parti opposé. Des scénarios nous permettant de pratiquer ce que nous apprenions entrecoupaient les « Power Point ». En utilisant immédiatement les informations de cette manière assurais une compréhension plus approfondie de la matière, et a été une modification rafraîchissant du style de conférence typique des colloques. Ils présentaient non seulement des situations se déroulant dans le civil, mais aussi d’autres pouvant survenir dans une situation de combat. Les quelques doutes que nous aurions pu avoir concernant la véritable utilité de ce qui nous était démontré furent immédiatement dissipés lorsque deux capitaines et deux lieutenants ayant suivi le cours de négociation de West Point discutèrent de situation s’étant déroulées lors de leur déploiement.

Cette première journée de conférence se termina vers 20h30. Nos cerveaux, bien remplis d’histoires de guerres, de méthodes de négociations et d’informations concernant les techniques pour comprendre les intérêts en jeux dans une situation apprécièrent une bonne nuit de sommeil. Nous n’eûmes toutefois que très peu de temps pour intégrer toute cette information, car le vendredi matin, 07h30, nous étions une fois de plus assis dans la salle de conférence, crayon et papier en main, prêt à en apprendre d’avantage sur comment négocier avec les « cas difficiles ».

La conférence a abouti à un exercice final pour s’assurer que nous avons véritablement compris les enjeux de la négociation interculturelle. Dînant de rations américaines afin de nous mettre en situation et armés de « rubber rifle », nous devions faire face à des « unhappy elders», joués par des étudiants du WPNP. Cette mise en situation nous permis de comprendre que les mots ne sont pas l’unique élément qu’il faut considérer lors d’une négociation, mais aussi la posture, l’endroit, et la manière de tenir son arme. Les scénarios étaient très utiles pour relations civilo-militaires comme on le voit en Afghanistan. Il était certainement une activité de construction difficile et la confiance, avec tous les cadets (et le personnel!) Apprendre un outil très précieux de nouveau à ajouter à leur boîte à outils.

Cette conférence, bien que très fatigante considérant la quantité de matière apprise en aussi peu de temps, fut définitivement des plus intéressante, et un atout pour la future carrière de tout officier, voir même tout militaire. Comme il nous fut mentionné au cours du mot de la fin, les guerres ne sont plus seulement des guerres où on se tire dessus, séparés en deux camps, mais bien des guerres où l’interaction verbale est devenue inévitable.

Photo de groupe (en haute de page): Elofs et AspM O Bonvouloir, A Campbell, E Chartier-Plante, L Francoeur, M Peetsma, D Sapeguin, Y Trudeau, Cadet L Hutchingson, Capt R Horton; Capt S LeCoze, Professor J Weiss, Maj Z Mundell, Maj B Myslicki